Carnet de création de Peau d’âne

Dans ce carnet de création nous avons déposé, au fil des résidences, des bouts de matière du spectacle en cours. Nous les avons choisis parce qu’ils nous paraissaient signifiants, au service de notre propos, de notre dramaturgie. En création, rien n’est stable, le terrain est mouvant, ce carnet est donc une trace du sentier sinueux de la fabrication de Peau d’âne.

le Fil et l’éventail !

le Fil à l’Atelier de Franck Breuil

 

 

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« Très impressionné par ton pédalo infra-stellaire à double propulsion par élastiques électro-vitaminés refroidis à l’eau chaude. Magnifique! Toutefois, je ne vois pas bien où tu vas pouvoir caser les piezo-vaximateurs de rabruche indispensables à la bonne marche d’un engin aussi considérable. Tiens-moi au courant. Jean Louis »

Commentaire d’un admirateur à la première vue de la machine … novembre 2016

 

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L’éventail, grand paravent qui viendra cacher le fil pendant les actes

 

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résidence à Sargé les le Mans, novembre 2016

Résidence avec travail sur les deux premiers actes, les mécanismes, la création son avec Sebastien Guerive.
Dernière étape de « compagnons de création  » avec le groupe des spectateurs sarthois, qui ont vu un filage de demi-spectacle en cours le vendredi 4 Novembre au soir…

petite sieste des princesses au soleil

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L’âne découvre sa nouvelle cabane

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« Le prince, c’est le seul qui a franchement le sourire » nous a fait remarquer une spectatrice …

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c’est parti pour la scénographie !

déplacements des paravents en arbre puis des arbres qui vont former le portail d’entrée (royaume du prince)

Déplacements

 

le fil qui va actionner ces déplacements

 

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Résidence au théâtre des Mazades

travail sur l’acte 3 devant le château du prince, travail sur la scénographie, photos avec Christian Coumin

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le cirque dans Peau d’âne

 

Nous  retrouvons dans Peau d’âne la polyvalence circassienne, Lucie étant tour à tour et en même temps acrobate, marionnettiste, technicienne…

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Le caractère performant du solo y est omniprésent, de même que la notion d’équilibre qui se diffuse tout au long des scènes : équilibre entre les moments de drame et de réjouissances, équilibre entre les différentes disciplines qui constituent la création, équilibre entre mots et visuel, équilibre entre explicite et implicite pour traiter du propos, équilibre et justesse étant des questions incontournables quand on parle d’un tabou.

Le rythme général est celui d’un spectacle de cirque, quand on voit les scènes de marionnettes traitées comme de véritables « numéros », ou s’enchaînent des « figures » propres aux personnages. La respiration, la concentration, la façon de vivre ce solo est un transfert du savoir-faire circassien de Lucie au service de l’interprétation d’un objet plus théâtral. 

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Et le cirque dans Peau d’Âne est ludique, quand il s’agit de rajouter un pied pour donner vie à une marionnette, de se contorsionner en deux pour faire un personnage, ou de mettre en branle toute une machinerie pour transformer une chambre de princesse en forêt…

 

 

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Nous retrouvons alors des sensations quasi-enfantines de cirque, celles du plaisir, de l’émerveillement. Dans un spectacle au propos parfois dur, le cirque permet la respiration, il offre un décalage par la fantaisie, la prise de risque agréable, la surprise que procure un corps qui bouge de façon singulière.

Musique pour le cauchemar de la princesse

L’enfant confronté à l’inceste est forcé à grandir dans un univers mental tordu, dans lequel les bases logiques sont manipulées par les référents absolus que sont les adultes. Faire le pari d’un mélange de la voix et de l’instrument, c’est opérer un chemin régressif par lequel le spectateur lui-même en vient à douter de ce qu’il entend : cette voix parlée est-elle parole ou musique ? À l’interface entre sens linguistique et pure musique, les mélanges entre les sons du quotidien et leur transcription sur l’accordéon opèrent un virage du sensible, aussi drôle qu’inquiétant : le monde intérieur de Peau d’Âne ne peut plus être le même , parce qu’à un moment, quelqu’un lui a menti ; et que ce mélange a pétri la pâte qui l’a constituée. La parfaite mécanique du corps est grippée, blessée par les injonctions paternelles ; et la musique se fait cliquetis…

Dès lors un travail entre la voix parlée de l’actrice et l’instrument chantant tisse un réseau d’inquiétude. Si son père mélange les rôles, au moment crucial où elle cherche des repères pour grandir, dans quelle pièce faudra-t-il interner Peau d’Âne ? Le rôle de la musique est d’exprimer un paysage sonore qui hésite, comme hésite Peau d’Âne en chemin, entre peur et insouciance, entre révolte et espoir. Musique de lune, musique de ciel ou musique de peau, que sera la petite musique de Peau d’Âne ?

Jean-Luc Amestoy

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Médiation culturelle autour de Peau d’âne

atelier de pratique autour de la création de Peau d'âne, avec Dominique Habouzit

Atelier de pratique autour de la création de Peau d’âne, avec Dominique Habouzit.

choeur de marionnettes atelier en Sarthe, Février 2016

Chœur de marionnettes.
Atelier en Sarthe, Février 2016.

mouvement et manipulation, atelier mené par Lucie Boulay, Février 2016

Mouvement et manipulation, atelier mené par Lucie Boulay, février 2016.

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Textes en cours d’écriture  

La narratrice / début du spectacle Acte 1 :

Il était une fois un roi et une reine qui vivaient dans un royaume, dont la prospérité était sans fin. Leur richesse venait des ânes nombreux qui peuplaient leur domaine. Tout, dans ces ânes, était source de trésor. On faisait de leurs longs cils des pinceaux à la finesse sans pareille. On utilisait leurs poils de fourrure pour garnir des oreillers confortables. Leur crottin donnait des légumes à la saveur incomparable. Les ânes étaient valeureux à la guerre, et doux comme des agneaux quand ils promenaient les enfants. Enfin, les bains de lait d’ânesse donnaient à qui s’y plongeait la vigueur et la jeunesse éternelle : ainsi, dans ce pays, tout le monde était gaillard, en plein santé, beau, toujours jeune.

Dialogue rencontre Prince / Princesse dans la forêt, Acte 2 : deux adolescents qui se cherchent et vont s’aider à grandir

Le Prince : bon, va falloir que je retourne chasser, moi.

La Princesse : mais…tu n’as pas de cheval ?

Le Prince : non, je préfère me dégourdir les jambes.

La Princesse : ah bon ! mais tu n’as pas de chien non plus ?

Le Prince : ah non, je fais tout au flair, moi…

La Princesse  : Ah…mais t’as pas de fusil ???

Le Prince : … non…  bon, en fait, je chasse pas vraiment. C’est le Roi, mon père, il veut que je me marie, que je devienne un valeureux guerrier et que je sois prêt pour reprendre le Royaume, mais moi… je la sens pas trop, cette histoire…

La Princesse  : Ah ? tu veux pas devenir Roi ?

Le Prince : si si… mais plus tard… pour l’instant, je veux voyager, profiter de la vie… tu vois… ?

/ Carnet de création, Citation

Travail scénographique, Vincent Bacuzzi

les colonnes, décor de la chambre de la princesse : lieu de l'acte 1 les arbres, décor de la forêt : acte 2

Les colonnes bleues, décor de la chambre de la princesse dans l’acte 1 vont se transformer en arbres, décor de la forêt pour l’acte 2.

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Chanson des Petits Bébés, Jean-Luc Amestoy (recherche)

 

 

J’aime tripoter les tout petits bébés c’est mignon, c’est dodu, ça rigole

redemandez je ne me fais pas prier j’aime tant tripoter les bébés

des bébés moi j’en voudrais bien des milliers des papouilles, des chatouilles des gratouilles c’est pas moi qui veux c’est eux écoutez les C’est eux qui veulent recommencer

c’est en grandissant que les petits bébés se refusent à mes mains baladeuses
mais je suis le roi j’ai le droit tous les droits allez les enfants venez à moi.

et le plus joli de mes bébés d’amour mon enfant, mon doudou, ma poulette c’est toi que je voudrais épouser un jour pour pouvoir toujours te chatouiller

J’aime tripoter les tout petits bébés c’est mignon, c’est dodu, ça rigole redemandez je ne me fais pas prier et jamais je ne m’arrêterai.

Jean-Luc Amestoy

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prototypes de marionnettes

Elles seront portées, de taille proche de la taille humains (un peu plus petites), et parleront (pas de bouches articulées de prévues sauf pour la marionnette qui contera l’histoire)

Les premiers prototypes sont faits par Vincent au tout début de la création, en osier et papier. Par la suite, pour la pédipulation, on réalise qu’il faut que l’intérieur soit en mousse (pour passer de la main au pied rapidement), et qu’elles soient très légères.

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prototypes : marraine, fermière, prince.

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