le cirque dans Peau d’âne

 

Nous  retrouvons dans Peau d’âne la polyvalence circassienne, Lucie étant tour à tour et en même temps acrobate, marionnettiste, technicienne…

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Le caractère performant du solo y est omniprésent, de même que la notion d’équilibre qui se diffuse tout au long des scènes : équilibre entre les moments de drame et de réjouissances, équilibre entre les différentes disciplines qui constituent la création, équilibre entre mots et visuel, équilibre entre explicite et implicite pour traiter du propos, équilibre et justesse étant des questions incontournables quand on parle d’un tabou.

Le rythme général est celui d’un spectacle de cirque, quand on voit les scènes de marionnettes traitées comme de véritables « numéros », ou s’enchaînent des « figures » propres aux personnages. La respiration, la concentration, la façon de vivre ce solo est un transfert du savoir-faire circassien de Lucie au service de l’interprétation d’un objet plus théâtral. 

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Et le cirque dans Peau d’Âne est ludique, quand il s’agit de rajouter un pied pour donner vie à une marionnette, de se contorsionner en deux pour faire un personnage, ou de mettre en branle toute une machinerie pour transformer une chambre de princesse en forêt…

 

 

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Nous retrouvons alors des sensations quasi-enfantines de cirque, celles du plaisir, de l’émerveillement. Dans un spectacle au propos parfois dur, le cirque permet la respiration, il offre un décalage par la fantaisie, la prise de risque agréable, la surprise que procure un corps qui bouge de façon singulière.